Cap sur une navigation bas carbone !

BusinessDurabilitéInnovation

Depuis sa création en 2001, le Chantier Naval de l’Océan Indien (CNOI), implanté dans la rade de Port-Louis, construit patiemment une réputation qui dépasse largement les frontières de Maurice. Son dernier projet en date : la construction du Captain Arctic, un voilier français bas carbone commandité par Selar, nouvel armateur « sustainable native », qui prendra la mer fin 2026. Le point sur cette aventure.

Un bijou de technologie

Explorer à moindre impact, est-ce possible ? Oui, selon Sophie Galvagon, capitaine polaire et armatrice qui, avec Julia Bijaoui et Quentin Vacher, a lancé la compagnie maritime Selar. Las des explorations intrusives en territoires polaires fragiles, ils portent la vision d’une navigation décarbonée, dont le premier-né est en cours de construction à Maurice.

Le projet est ambitieux : construire un navire fonctionnant grâce aux ressources naturelles, réduisant ainsi de 90 % les émissions carbone par rapport à un navire équivalent classique. D’élégantes voiles solaires de 35 m de haut et recouvertes de 2 000 m2 de panneaux solaires, de l’autoproduction d’eau grâce à une désalinisation ingénieuse de l’eau de mer, un système de chaudière à granulés et une isolation intelligente, une centrale de traitement des déchets organiques… Chaque aspect de ce yacht a été imaginé pour intégrer des alternatives plus respectueuses à chaque poste de consommation énergétique. Le résultat : un bateau en acier de 70 mètres pouvant accueillir 36 voyageurs, 20 membres d’équipage et 4 guides pour des expéditions uniques, qui s’écrivent au fil des envies des guides présents.

CNOI, berceau du Captain Arctic

Si ce projet prend vie à Maurice, ce n’est pas un hasard. Avec 41 constructions à leur actif, les équipes de CNOI font de l’innovation un maître-mot. Habitué des gros projets et partenaire de longue date de la Marine nationale française, le chantier avait déjà, en 2012, fait parler de lui avec l’agrandissement d’un bateau de pêche australien dont la partie additionnelle avait été fabriquée sur plan avant l’arrivée du navire et son découpage. C’est d’ailleurs de cette façon que CNOI a procédé pour le Captain Arctic : pendant que la coque était en train d’être fabriquée à Dubaï, les équipes préparaient les superstructures du bateau afin qu’elles soient prêtes à être rajoutées une fois la coque arrivée à Maurice.

C’est grâce à son savoir-faire qu’il obtient ce nouveau contrat, suite à un appel d’offres international. « Chacune des constructions que nous avons entreprises a apporté son lot de défis et d’innovations. Le Captain Arctic, en tant que voilier polaire d’exploration, ne déroge pas à la règle. Mais à une autre échelle ! », soutient Franck Piriou, directeur général. Car sa coque, une pièce spectaculaire de 700 tonnes, ne représente qu’une partie d’un travail titanesque. « Le Captain Arctic est le plus grand bateau que nous avons construit jusqu’à présent. Nos équipes de construction travaillent d’arrache-pied afin que le bateau soit prêt pour la livraison en octobre de cette année ».

Un projet qui témoigne de la capacité de CNOI à structurer et exécuter des projets d’envergure internationale, tout en se positionnant comme un acteur engagé dans la construction d’atouts durables au service de nos marchés. Un écho de la transformation à l’œuvre dans la région. Depuis sa création en 2001, le Chantier Naval de l’Océan Indien (CNOI) implanté dans la rade de Port-Louis, construit patiemment une réputation qui dépasse largement les frontières de Maurice. Son dernier projet en date : la construction du Captain Arctic, un voilier français bas carbone commandité par Selar, nouvel armateur « sustainable native », qui prendra la mer fin 2026. Le point sur cette aventure.

 

ARTICLES RÉLIÉs

En savoir plus

Subscribe to receive the latest articles in your inbox

Discover what we mean by shaping better lives and better tomorrows through the stories in our latest together magazine.