Dans les coulisses d’IBL East Africa : d’un bureau d’investissement à une plateforme régionale

BusinessLeadership

Quand IBL s’est implanté en Afrique de l’Est en 2018, à Nairobi, l’ambition était simple : établir une présence sur le terrain, mieux cerner le marché et y identifier des opportunités d’investissement à long terme. Huit ans plus tard, cette petite équipe joue un rôle de coordination important pour le Groupe, en aidant IBL à rester proche de ses entreprises, partenaires et opportunités dans les secteurs de la distribution, de la santé, de l’agriculture, des énergies renouvelables, des services financiers et de la distribution FMCG. Avec Michel Pilot, directeur des opérations d’IBL East Africa, nous avons échangé sur les origines de ce bureau, l’évolution de la stratégie Beyond Borders et le rôle de l’Afrique de l’Est au sein du Groupe.

Quelle était la mission initiale d’IBL East Africa ?

L’objectif de départ était d’établir sérieusement la présence d’IBL en Afrique de l’Est tout en développant le bon réseau sur le terrain. Nous avons consacré beaucoup de temps à la rencontre des parties prenantes locales, à la compréhension de l’écosystème d’investissement et à la création de relations solides avec des banques, family offices, avocats et avec la communauté des affaires au sens large. À ce stade, le bureau de Nairobi était principalement axé sur la recherche d’opportunités d’investissement, sur l’évaluation des marchés et le soutien aux ambitions de fusions-acquisitions du Groupe dans la région.

 

Qu’est-ce qui a changé après le Covid ?

Le Covid a renforcé l’importance de la stratégie Beyond Borders. En 2021, le sprint stratégique lancé par le Groupe avec McKinsey nous a permis de réévaluer les secteurs prioritaires et d’affiner la feuille de route régionale. La distribution, la santé, la distribution FMCG, les énergies renouvelables, la logistique et l’immobilier industriel ont rapidement émergé comme des secteurs stratégiques dans lesquels IBL pouvait créer de la valeur à long terme. Après cela, le rythme a rapidement accéléré. Le dossier Naivas en particulier. Il nous est parvenu fin 2021 et a été signé en juin 2022. Un an plus tard, IBL a augmenté sa participation de 40 % à 51 %. Cela dit, nous avons examiné plus de soixante dossiers avant de conclure des transactions majeures. Nous étions extrêmement sélectifs quant aux opportunités que nous poursuivions.

Quelle a été l’importance de l’acquisition de Naivas pour IBL East Africa ?

Elle a représenté un tournant – autant pour le bureau d’Afrique de l’Est que pour le Groupe IBL. Aujourd’hui, Naivas exploite 114 magasins et génère près de 900 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel. C’est un contributeur majeur aux revenus du Groupe. En parallèle de cette opération, nous avons également finalisé l’acquisition de Harley’s, le dossier Aequator Energy dans les énergies renouvelables, ainsi que plusieurs autres investissements dans la région. En quelques années seulement, la nature et l’envergure d’IBL en Afrique de l’Est ont considérablement évolué.

 

Le bureau de Nairobi a-t-il évolué depuis ces premiers investissements ?

 

 

Oui – son rôle est bien plus large. Au départ, nous agissions principalement comme un bureau de conseil en investissement. Désormais, nous fonctionnons davantage comme un bureau d’intégration et de création de valeur pour les activités du groupe au Kenya, en Uganda, en Tanzanie et à travers la région. Cela signifie aider les sociétés du portefeuille à s’aligner sur la gouvernance du Groupe, soutenir l’intégration opérationnelle, gérer les parties prenantes sur le terrain et créer des synergies entre les entreprises. Nous sommes l’huile dans le moteur. Notre rôle est de fédérer, entretenir les relations et veiller à ce que l’écosystème fonctionne en harmonie.

Établir et entretenir de bonnes relations semble jouer un rôle crucial en Afrique de l’Est. Personnellement, comment abordez-vous cette dynamique ?

Les relations ici se construisent dans la durée et souvent en dehors des réunions formelles. Beaucoup se nouent à travers des conversations, des dîners, des visites chez les uns et les autres… Afin de prendre vraiment le temps de comprendre l’humain, au-delà de la transaction elle-même. Il faut être présent et investir dans la relation bien avant d’aborder le sujet des affaires. Cet aspect est extrêmement important et constitue quelque chose que nous valorisons et sur lequel nous mettons beaucoup l’accent en tant qu’équipe.

 

Enfin, parlez-nous de la prochaine étape pour IBL East Africa ?

Nous continuons à jouer un rôle de conseil et d’intégration mais, de plus en plus, nous connectons également les entreprises au sein de l’écosystème IBL et identifions des opportunités de collaboration entre l’Afrique de l’Est et l’océan Indien. Il existe ici un vivier de talents solide et une forte capacité d’exécution. Je pense que l’avenir impliquera une fertilisation croisée bien plus importante entre les différents marchés du Groupe, non seulement sur le plan opérationnel mais aussi à travers l’humain et les expertises.

ARTICLES RÉLIÉs

En savoir plus

Subscribe to receive the latest articles in your inbox

Discover what we mean by shaping better lives and better tomorrows through the stories in our latest together magazine.